Les arts

Les arts

Essentiellement religieux durant les temps anciens, les arts se sont développés pour devenir un moyen d’expression et de distraction à part entière, même si l’artisanat reste encore le mode de création privilégié au sein des différents Royaumes.

Écriture et calligraphie

L’écriture idéographique est l’héritière directe des pictogrammes utilisés par les prêtres des premières dynasties, eux-mêmes dérivés des symboles divinatoires apparaissant sur les os et carapaces de tortue jetés au feu lors des rituels antiques. Et si presque chaque pays, voire chaque province du Zhongguo, possède sa propre langue parlée, l’écriture est restée un langage commun pouvant être lu par tous. En effet, bien que certains idéogrammes connaissent de nombreuses variantes régionales, leur signification reste constante quel que soit le Royaume, ce qui est le gage d’une certaine unité culturelle dont sont exclus les barbares illettrés.
Les livres servent principalement à coucher par écrit les connaissances dans divers domaines, devenant de fait des manuels (de médecine, d’agronomie, d’art de la guerre). Rares sont encore les romans et recueils de contes et légendes, mais les écrits religieux, riches en mythes, font souvent office d’ouvrages de distraction. Les livres sont constitués de lattes de bambous reliées entre elles par de la ficelle et enroulées sous forme de fagot.
La calligraphie est l’art d’utiliser l’écriture à des fins esthétiques. Pratique artistique fort répandue chez les lettrés, elle est le gage d’un raffinement certain, le calligraphe alliant érudition et sens esthétique en une composition dont le sens découle à la fois des idéogrammes tracée et de la façon dont ils sont tracés. Généralement, la calligraphie se pratique sur des planches de bambou mais certains esthètes utilisent des pièces de soie comme support artistique.
La peinture est très liée à la calligraphie, dont elle emprunte les techniques et l’esthétique simple. Encore très artisanale, elle sert surtout à la décoration de temples, demeures et mausolées et figure principalement des hommes ou des animaux, et peu de paysages ou de décors. La peinture permet également de colorer les statues mingqi ou de décorer joliment poterie et vaisselle.
La peinture se pratique sur des supports variés comme le bois, la terre cuite ou la soie, et utilise une importante gamme de pigments.

Le travail du bronze

Sans doute la forme d’art la plus importante, le travail du bronze est à la base de nombreuses œuvres raffinées à l’intérêt tout aussi historique qu’esthétique.
La partie la plus importante de l’art du brome consiste à fabriquer des moules qui serviront à donner forme aux œuvres à partir du bronze en fusion Ces moules arborent de délicates décorations, ornementations et fresques élaborées qui renforcent la beauté de l’œuvre en devenir.
Le travail du bronze est ainsi à l’origine de certaines des plus belles œuvres d’arts du Zhangguo, qu’il s’agisse de statues, de vases tripodes, de calices, de brûle-encens bôshanlu ou encore de lourdes cloches.

Sculpture et céramique

La sculpture se pratique surtout à partir de terre cuite et a un but plus religieux que décoratif. Ainsi, elle sert principalement à façonner les mingqi, ces petites statuettes accompagnant les défunts pour les servir dans le royaume des morts. Quelques avant-gardistes commencent cependant à tester des techniques de sculpture sur du bois ou de la pierre, dans un motif purement esthétique.
La céramique est l’art de la poterie à partie de terre cuite (argile ou grès), déjà souvent recouverte de glaçage et ornée de motifs. C’est à ce niveau que s’exprime toute la créativité et le sens artistique de certains artisans, les divers objets modelés pouvant arborer des formes gracieuses ou innovantes sans rapport direct avec leur utilité réelle. De tels objets sont fort recherchés et un potier réputé pour la beauté de ses pièces verra son carnet de commande se remplir rapidement et abondamment.

La joaillerie

Matériaux nobles et pierres précieuses permettent de décorer de nombreux objets, accroissant ainsi leur propre valeur esthétique. Pommeaux d’épées, épingles à cheveux et agrafes à vêtements rehaussés de jade, d’or ou de joyaux prennent une valeur nouvelle et passent ainsi du rang d’ustensiles du quotidien à celui d’œuvres d’art à part entière.
Les bi de jade, disques plats figurant le Ciel, sont parmi les objets les plus demandés en matière de joaillerie. Généralement taillés dans le jade, ils sont décorés de pierres précieuses ou de poussière d’or et d’argent pour en accroître la portée symbolique et religieuse.

Musique et chant

La musique, basée sur une gamme pentatonique comprenant les notes zhi, jue, gong, yu et shang, est lentement passée d’un art à la portée essentiellement religieuse à une forme de distraction populaire appréciée de tous.
Les instruments les plus courants sont les cloches et les carillons en bronze, ainsi que les diverses percussions. Flûtes et ocarinas restent également très appréciés, parmi le peuple principalement. La cithare et les instruments à corde sont connus pour être l’apanage des courtisanes mais sont également utilisés par de nombreux saltimbanques et musiciens de cour.
La musique a un grand rôle lors des festivals, quand elle est accompagnée par divers chants populaires ou traditionnels pour le plus grand plaisir des auditeurs, et elle contribue à l’humeur festive et joyeuse qui règne en ces occasions.

Le théâtre

Le théâtre puise ses origines dans les représentations ritualisées auxquelles s’adonnaient les prêtres de jadis pour expliquer les divers mythes.
Aujourd’hui, le théâtre met toujours en scène des légendes populaires et des histoires de grands héros d’autrefois. Les pièces comportent beaucoup de musique et de chants, devenant parfois presque des opéras. Les combats simulés sur scène sont également plus que fréquents, ce qui demande aux acteurs une solide condition physique et des compétences martiales certaines.
Le théâtre reste un art essentiellement populaire, auquel s’adonnent des saltimbanques allant de ville en ville pour se produire et donnant leurs plus belles représentations à l’occasion de fêtes et célébrations. Certaines troupes sont parfois patronnées par un notable ou un homme fortuné, qui espère voir ce mécénat se traduire par un accroissement de sa réputation et de son prestige.

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