Les conventions sociales

Noms et prénoms

Dans la société des Royaumes combattants, un individu est considéré avant tout comme le membre d’une famille. La conséquence en est que le nom de famille, définissant l’appartenance au groupe social de base, précède le prénom, qui lui, définit la personne en elle-même.
Ainsi, Wang Shi Yu est reconnu comme étant Shi Yu, membre de la famille Wang.
Le choix d’un prénom ne se fait pas au hasard car celui-ci va influencer toute la vie de l’enfant. Ce choix se fait en général après me période d’attente, généralement cent jours après la naissance, lorsque tout risque de mort du nourrisson semble écarté. Un prénom type se compose d’un ou deux idéogrammes, ayant un sens moral ou symbolique fort afin d’attirer la faveur du Ciel sur l’enfant. Les garçons reçoivent généralement un prénom évoquant la robustesse, l’intelligence et l’autorité tandis que les prénoms de filles rappellent des qualités ou vertus typiquement féminines comme la beauté, la douceur ou l’obéissance.
A la majorité de leur enfant, ses parents lui choisissent un nouveau prénom, ou prénom social, qui a vocation à remplacer le prénom d’enfance dans la future vie du jeune adulte. Les deux prénoms sont souvent liés, comportant un idéogramme commun, afin que le jeune adulte n’oublie jamais l’enfant qu’il a été et ce qu’il doit à ses parents.
Souvent, la personne se choisit elle-même un troisième prénom, qu’elle utilisera dans sa vie professionnelle, artistique ou même criminelle. Ce prénom est en général très imagé, les idéogrammes le composant faisant référence à des animaux, objets ou lieux. Les errants du wu lin utilisent presque exclusivement ce troisième prénom.

Titres et appellations

Un habitant des sept Royaumes doit être capable de se situer au sein de la subtile hiérarchie sociale afin de s’adresser aux gens selon les règles de la politesse.
Dans le peuple, il est courant de recourir aux termes d’oncle et de tante pour s’adresser à quelqu’un de la génération de ses parents, à ceux de frère et sœur pour quelqu’un de sa propre génération, et à grand-père et grand-mère pour les personnes âgées. Toutefois, s’il s’agit d’une habitude commune à bien des villages, il en va tout autrement dans les villes ou entre gens de classes plus élevées.
On s’adresse à une personne étrangère en l’appelant « Monsieur, Mademoiselle ou Madame », suivi du nom de famille si celui-ci est connu. On n’appelle une personne par son prénom que s’il existe une certaine intimité avec elle (amitié, lien familial) et il est considéré comme très grossier d’interpeller un inconnu en usant de son prénom uniquement.
On ne s’adresse à un fonctionnaire ou un aristocrate qu’avec la plus extrême déférence, en employant l’appellation « Votre Excellence » ou le titre approprié si celui-ci est connu.
Un étudiant accolera le suffixe « shifu » au nom de son professeur afin de marquer son profond respect et sa reconnaissance de bénéficier de son enseignement. L’étudiant peut tout aussi bien être un jeune lettré, un apprenti ou un soldat, son professeur étant alors titulaire d’une chaire universitaire, maître artisan ou instructeur militaire
Enfin, le suffixe « Zi » est accordé à ceux qui ont acquis une réputation de grand érudit et de maître reconnu (habituellement à titre posthume). Il en est ainsi de Lao Zi, le philosophe du Tao, ou de Kong Fu Zi, le théoricien de la vertu sociale.

Salutations

Un homme salue en inclinant le buste plus ou moins légèrement, les mains superposées paume gauche sur le dos de la main droite, paumes tournées vers soi. L’amplitude de l’inclinaison et la position des mains révèlent le respect que l’on porte à la personne saluée : une profonde inclinaison mains jointes devant le visage est le salut que l’on réserve à une personne que l’on reconnaît supérieure alors qu’une inclinaison peu marquée mains jointes devant la poitrine permet de saluer une personne de statut égal ou inférieur.
Une femme salue de la même façon en inclinant le buste mains jointes, yeux baissés si son interlocuteur est un homme.
Le salut militaire se fait mains jointes, poing droit dans paume gauche à la hauteur de la poitrine. Il cet utilisé par les soldats et les experts en arts martiaux. Pour montrer qu’ils reconnaissent leur vis-à-vis comme un guerrier de valeur, les da xia du monde des arts martiaux gardent leur épée dans la main droite en saluant.
Pour saluer une personne de rang élevé tel un fonctionnaire ou un aristocrate, il convient de se mettre à genoux, de frapper trois fois le sol de son front et d’attendre que la personne invite à se relever. Cette forme de salut peut également servir à montrer sa reconnaissance envers quelqu’un qui a rendu service ou s’est montré particulièrement bon hôte.

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