Xianyang

La capitale du Qin se présente comme un immense carré divisé en neuf quartiers d’environ 2 km de côté, eux-mêmes ceints de hauts et puissants remparts :

le quartier bourgeois (NO)
le quartier marchand et artisan (CO)
le quartier des docks (SO)
la Cité royale (NC)
le quartier administratif (CC)
le quartier ouvrier (SC)
le quartier noble (NE)
le quartier universitaire (CE)
le quartier des plaisirs (SE)

La cité a été bâtie sur une vaste plaine fertile, alimentée par plusieurs cours d’eau, qu’elle surplombe depuis un plateau . De nombreux champs entourent la cité, expoités par diverses fermes, et assurent son approvisionnement en nourriture. La rivière Wei permet d’acheminer diverses matières premières issues des mines et plaines de l’ouest, tandis que de larges routes pavées relient la ville aux capitales des commanderies du pays (la route vers Yong longe ainsi la murailles érigée à l’Est du royaume).
A l’est et au sud, Xianyang est protégée par d’imposantes montagnes, et de la cité, il est aisé d’apercevoir le Huashan, le mont sacré de l’Ouest.

Xianyang couvre une surface de plus de 30 km² et abrite plus de 250 000 personnes.
Elle est entourée d’épais remparts, avec à chacun de ses coins une tour destinée à surveiller les alentours. Ils sont assez larges pour que deux chariots tirés par quatre chevaux puissent s’y croiser facilement, et parsemés de guérites sur toute leur longueur. Au sud, le long de la Wei, les remparts sont aménagés de façon à faciliter l’accès à la rivière, sur laquelle sont bâtis de nombreux quais et pontons reliés aux docks des quartiers sud. Enfin, quatre imposantes portes placées en fonction des points cardinaux permettent d’entrer dans la capitale du Qin.

Les quartiers sont eux-même entourés de murs percés de nombreuses portes. Divisés à leur tour en secteurs séparés entre eux par de vastes rues droites et pavées, les quartiers de Xianyang sont tous dédiés à une activité ou un type de population, et ce découpage permet aux troupes chargées de faire respecter l’ordre de mieux contrôler la foule. Quant aux secteurs formant les quartiers, ils sont organisés de manière plus anarchique, et peuvent parfois présenter la forme d’un véritable dédale de ruelles et d’impases. Cet état de fait est dû à l’afflux massif de migrants et à la construction hâtive de bâtiments et éviter le vagabondage, bâtiments qui s’avèrent souvent de piètre qualité et construits en dépit des règles architecture édictées par les autorités.

Chaque quartier a à sa tête un magistrat, assistant le gouverneur de Xianyang, qui l’administre comme une véritable ville indépendante, avec une armée de fonctionnaires (scribes, juristes, comptables…). Son palais se trouve normalement au centre du quartier.

Maintien de l’ordre :
Xianyang possède quatre divisions de soldats chargés du maintien de l’ordre, soit plus de douze mille hommes répartis dans la ville. Ce quatre divisions sont aux ordres du gouverneur militaire, qui les distribue à raison d’une brigade par quartier, avec à sa tête un officier chargé de collaborer avec le magistrat local. La caserne est donc le plus souvent située près du bureau du magistrat.
Les soldats de base patrouillent dans les rues pour faire régner l’ordre, par groupes de 5 dont un sous-officier. Ils sont armés de hallebardes ge et d’épées, et au moins deux portent des arbalètes. ils sont protégés par une armure de cuir légère.
Les officiers ont autorité pour mener les enquêtes judiciaires.
Certains, soldats comme officiers, sont entraînés à la lutte contre les incendies : on les reconnaît à leur brassard rouge au bras droit.

Xianyang

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